Biscuiterie artisanale Thés et infusions biologiques
Ça fait déjà quelques temps que je réflechis à l'impact de ce que je consomme sur ma santé et sur l'environnement.

Manger autrement ou Quand éthique, écologie et diététique se rencontrent, c'est triplement bon!
Nous sommes ce que nous mangeons
Comme c'est la rentrée, l'époque des livres et des bonnes résolutions, je vous propose cet extrait d'un livre de Thich Nhat Hanh, maître bouddhiste vietnamien.
Il aborde la question de la consommation d'un point de vue original car il fait le lien entre ce que nous consommons et nos émotions négatives. Nous sommes ce que nous mangeons...
"La colère, la frustration et le désespoir sont en relation étroite avec l'organisme et les aliments consommés. C'est pourquoi nous devons élaborer une stratégie nutritive, une façon de consommer qui nous protège de ces émotions. L'alimentation est l'un des aspects de la civilisation. Le mode de production, le genre de nourriture que nous absorbons, et la façon dont nous les mangeons sont intimement liés à la civilisation parce que les choix que nous faisons peuvent favoriser la paix et soulager les souffrances.
Notre alimentation peut jouer un rôle déterminant dans notre vie émotionnelle. Elle peut contenir de la colère. Il faut savoir que la chair d'un animal atteint de la maladie de la vache folle contient de la colère. Il en est de même pour d'autres types d'aliments. L'oeuf ou le poulet peuvent également contenir beaucoup de colère, que nous consommerons et manifesterons plus tard, inéluctablement.
De nos jours, les poulets sont élevés dans des fermes industrielles, où ils ne peuvent ni marcher, ni courir, ni rechercher leur nourriture dans le sol. Ils sont nourris uniquement par des êtres humains. On les entasse dans de petites cages où ils ne peuvent à peine bouger. Ils restent debout jour et nuit. Imaginez-vous subir le même sort... Vous deviendriez fou. Et c'est précisément ce qui arrive aux poulets.
Pour accroître la production d'oeufs, les producteurs ont imaginé de créer une alternance artificielle de lumière et d'obscurité. Ils utilisent un éclairage intérieur pour raccourcir le jour et la nuit, afin que les poules croient que vingt-quatre heures se sont écoulées et produisent ainsi davantage d'oeufs. Ces poules sont porteuses de beaucoup de colère, de frustration et de souffrance. Elles expriment ces émotions en attaquant leurs congénères. Elles se blessent les unes les autres avec leur bec, et certaines en meurent. Les producteurs ont alors eu l'idée de leur couper le bec.
Ainsi, quand vous consommez la chair ou les oeufs de ces volailles, vous ingérez en réalité des émotions violentes. Aussi, faites attention. Choisissez soigneusement vos aliments. Si vous consommez de la colère, vous deviendrez colérique; il en va de même pour le désespoir. Si vous avalez de la frustration, vous éprouverez un sentiment de frustration.
Nous devrions manger uniquement des oeufs "heureux" issus de poules heureuses. Nous devrions éviter le lait issu de vaches en colère et choisir uniquement du lait biologique, et faire notre possible pour encourager les producteurs à élever ces animaux d'une manière plus charitable. Nous devrions également acheter des légumes de l'agriculture biologique. Ils sont plus chers mais, pour compenser, nous pouvons en manger moins. Nous pouvons appendre à manger moins."
Thich Nhat Hanh, La colère, 2004, Pocket
Dans la série "Manger autrement":
- On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs... bio: la consommation d'oeufs et ce que cela implique.